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La Guerre de Troie

L'invasion grecque et la chute de Troie
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L'invasion grecque et la chute de Troie
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Espionnage

            Durant une bonne partie de la guerre, Ulysse entretenait un réseau d’espionnage. Ainsi, Ulysse avait appris le départ d’Helenos. Ulysse savait aussi qu’Helenos connaissait les secrets qui protégeaient la ville et empêchaient les Grecs de la prendre. Ulysse rencontra le déserteur et n’eut aucune difficulté à le faire parler. Il apprit le seul moyen de faire lever les défenses magiques de la ville : il fallait d’abord que Neptoleme, le fils d’Achille, participe au combat, que la clavicule de Pelops se trouve sur le champ de bataille et que la statue d’Athena de la citadelle troyenne soit retirée de son emplacement.

            On remplit facilement les deux premières conditions. Certains racontent que le fantôme d’Achille était présent pour accueillir son fils.

            En ce qui concerne la statue d’Athena, la récupérer était plus difficile. Par prudence, Ulysse préféra commencer par repérer le terrain. Il se fit fouetter  et s’habillant de haillons, il se présenta devant Troie, feignant être un esclave fugitif. Comme les Troyens étaient heureux de recueillir quiconque n’appuyait pas la cause grecque, Ulysse entra facilement dans la ville.

            Nul ne le reconnut, exception faite d’Helene qui l’avait déjà rencontré à Sparte. Elle ne le trahit pas, mais elle quand elle en eut l’occasion, elle lui demanda quelle était l’intention des Grecs à son égard. En tant que prisonnière, elle voulait pouvoir fuir. Avec l’aide de sa suivante, Hecabe, elle aida Ulysse à quitter la ville.

            Certains prétendent que c’est à ce moment qu’Ulysse aurait volé la statue d’Athena, mais la plupart des légendes s’accordent à dire que c’est plus tard, lors d’une mission-commando bien préparée que la statue fut volée. Lors de cette mission, Ulysse et Diomede escaladèrent les murailles pendant la nuit et tuèrent les gardes de la citadelle pour finalement emporter la statue avec eux. Une autre version veut que Diomede ait volé seul la statue, car l’échelle ayant permis aux deux hommes d’escalader la muraille était trop courte. Diomede aurait alors grimpé sur les épaules d’Ulysse.

            Maintenant que la ville était privée de ses symboles divins, elle était à la merci des hasards de la guerre.

 

Le cheval de Troie

            Certains racontent que ce n’est pas Ulysse, mais plutôt Epeios qui eut l’idée de construire le cheval de Troie. Ce qui est sûr, c’est que c’est Epeios qui l’a construit.

            Voici en quoi consistait le leurre : il s’agissait d’un gigantesque cheval de bois sur lequel il était inscrit « En remerciement anticipé pour leur retour sains et sauf dans leur patrie, les Grecs dédient cette offrande à la déesse Athena. » Cette phrase était elle même une ruse, mais la déesse était dans la confidence. Ulysse avait rempli l’intérieur du cheval de soldats armés. On parle généralement d’une trentaine, voir une cinquantaine de soldats, ce qui est possible, mais des sources plus extravagantes vont jusqu’à mentionner trois mille soldats, ce qui exigerait que le cheval ait des proportions démesurées. Suivant les directives d’Ulysse, le reste de l’armée mit le feu au camp. Les Grecs embarquèrent ensuite sur leurs navires et gonflèrent les voiles. Les Troyens, qui suivaient l’action du haut de leurs murailles croyaient que les Grecs rentraient chez eux. Cependant, les navires grecs contournèrent une île au large de Troie et y fit une halte discrète. L’attente commençait.

            Il ne restait qu’un seul Grec sur la côte : Sinon, le cousin d’Ulysse. Sinon avait comme tâche de faire croire aux Troyens tous les mensonges élaborés par Ulysse et il devait aussi donner le signal d’attaque à la flotte et aux soldats cachés dans le cheval.

            Une fois les Grecs hors de vue, Thymoetes, un des fils de Priam, proposa à son père de récupérer le cheval consacré à Athena pour qu’il remplace la statue qui leur avait été volée. Bientôt, toute la cour troyenne était assemblée autour du cheval. Capys voulut voir ce qu’il avait dans le ventre. Entendant cette idée, le ventre en question frémit. Heureusement pour les Grecs, Priam interpréta ce signe comme un avertissement et il interdit qu’on touche à cet objet consacré à Athena, de peur que cela offense la déesse. On finit par décider de déplacer le cheval jusqu’à la citadelle, à l’intérieur de la ville. Par un étrange hasard, il était trop grand pour passer par la porte de la ville, ce qui obligea les Troyens à creuser une partie de la muraille. Voyant apparaître le museau du cheval, Cassandre se mit à crier, mais on ne l’écouta toujours pas.

            Intervint ensuite le devin Laocoon qui déclara qu’il fallait se méfier des Grecs, surtout s’ils apportent des cadeaux. Survint alors une dispute opposant les partisans et les ennemis du cheval. Pendant la confrontation, Laocoon lança un épieu contre les flancs du cheval. Quelques Troyens eurent l’impression d’avoir entendu un bruit d’armes entrechoquées. C’est à ce moment qu’apparu Sinon, enchaîné et traîné par deux soldats. Pour confondre les Troyens, il commença à raconter qu’Ulysse voulait l’abattre. En tant que déserteur, il était donc prêt à révéler le secret du cheval de Troie en échange de la sécurité. Alors il raconta que les Grecs, après avoir volé la statue d’Athena, avaient perdu l’appui de la déesse, ce qui les désavantageais dans la guerre. Agamemnon avait alors décidé de quitter la Troade pour revenir dans un an ou deux. On avait fait construire le cheval pour apaiser Athena, mais on avait pris soin de le faire trop grand pour qu’il ne puisse pas passer la porte de la ville, car s’il venait qu’à entrer dans Troie, alors la déesse se retournerait contre les Grecs et coulerait leur flotte.

            Laocoon ne crut pas à l’histoire de Sinon et ne se gêna pas pour le dire. Cependant, il se trouvait en conflit avec Apollon, car il avait abandonné son culte pour celui de Poseidon. Apollon, qui commençait à trouver Laocoon un peu trop voyant et bavard, envoya deux serpents de mer dévorer Laocoon et ses deux fils. Cela eut pour effet de convaincre les Troyens de la sincérité de Sinon, car ils croyaient que Laocoon avait été puni pour s’en être pris au cheval. Le seul à demeurer quelque peu sceptique était Enee. Les Troyens finirent de détruire une partie de leur muraille pour faire entrer le cheval. Il rebouchèrent ensuite ce qu’ils avaient défait, mais cela allait s’avérer inutile.

 

Troie est brûlée

            Le soir, toute la ville fêtait sa victoire et le vin coulait à flot. Les réjouissances s'étendaient sur toute la ville, excepté près du cheval qui inspirait une certaine crainte superstitieuse aux Troyens.

À la tombée de la nuit, Helene s'approcha du cheval. Elle croyait avoir deviné la ruse d'Ulysse et voulait vérifier si elle avait raison tout en s'amusant un peu. Elle commença alors à imiter la voix des épouses des principaux guerriers grecs. Plusieurs étaient tentés de répondre ou de sortir du cheval et Ulysse eut bien de la difficulté à conserver le calme parmi ses troupes. Helene, constatant que du bruit s'échappait du ventre du cheval, comprit qu'elle avait bel et bien deviné la ruse d'Ulysse. 

À minuit, tous les Troyens s'étaient endormis après avoir trop fêté. Au loin, sur la plage, Sinon alluma le feu qui signala à la flotte grecque que l'heure de l'attaque était venue. Il lança ensuite un signal aux soldats cachés dans le cheval. Ceux-ci sortirent du cheval, tuèrent les sentinelles gardant les portes de la ville qu'ils ouvrirent. Les Grecs entraient en silence dans les maisons et égorgeaient tous ceux qu'ils apercevaient. Bien entendu, la tâche fut facile puisque les Troyens dormaient presque tous. Ulysse et Menelas foncèrent vers le palais de Deiphobos où ils durent livrer combat à une armée de gardes à moitié endormis. On raconte que Menelas aurait été sauvé de l'attaque de Deiphobos par Helene qui lui planta un couteau dans le dos. En sauvant Menelas, Helene venait de se sauver aussi, car Menelas avait prévu la tuer, mais elle venait de se racheter.

Les seuls survivant de ce massacre furent Antenor et sa famille, car les Grecs avaient certains devoir envers lui. Antenor avait été un ambassadeur et un médiateur entre les Troyens et les Grecs. Apprécié des deux camps, il avait été l'hôte de tous les rois de Grêce, il était intouchable. Bien que ses négociations aient échoué, Ulysse s'opposa à ce qu'on s'en prenne à lui ou à sa famille. Ainsi, eurent la vie sauve, Antenor, sa femme Theano et ses enfants : Glaucos, Halicaon et Acamas. Seul un de ses fils périt : sans poser de questions, Iphidamas avait dégainé son épée devant Agamemnon qui l’abattit pour se défendre.

Mentionnons un autre surviant, Enee. On dit qu’Agamemnon fut ému de voir Enee porter son père sur son dos, demandant qu’on le laisse s’en aller. Ajoutons que dans la mythologie romaine, on fait d’Enee l’ancêtre de Romulus et Remus, fondateurs de Rome.

Finalement, Troie fut pillée de toutes ses richesse, désertée et rasée par les flammes.